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Urgence : si une personne a avalé des médicaments dans l’intention de se faire du mal, appelez le 15 ou le 112 sans attendre, même si elle semble aller bien. Pour parler d’une crise suicidaire, le 3114 répond 24h/24, gratuitement.
Une intoxication médicamenteuse volontaire est une urgence médicale. Les centres antipoison sont formels : n’attendez pas que la personne se sente mal pour appeler. Mais ne restez pas non plus sans rien faire en attendant la réponse, les gestes qui suivent comptent.
Cette page s’adresse surtout aux proches, aux témoins et à toute personne qui découvre la situation.
Les trois appels possibles, et lequel passer
- Le 15 (Samu) ou le 112 : c’est le réflexe en cas de geste volontaire, ou si la personne est inconsciente, respire mal ou ne réagit plus.
- Le centre antipoison de votre région : il conseille 24h/24 en cas d’ingestion accidentelle chez une personne consciente qui respire normalement. En cas de geste suicidaire, appelez d’abord le 15.
- Le 3114 : pour parler de la crise suicidaire, avant ou après l’urgence, pour vous ou pour la personne.
En attendant les secours
Les centres antipoison français donnent des consignes simples. Elles valent aussi ici.
- Ne faites pas vomir la personne.
- Ne lui donnez ni à boire ni à manger. Le lait n’est pas un antidote.
- Si elle est inconsciente mais respire, placez-la en position latérale de sécurité.
- Si elle ne respire plus, appelez le 15 et commencez la réanimation cardio-pulmonaire si vous savez la pratiquer. Le régulateur peut vous guider au téléphone.
- Restez avec elle. Ne la laissez pas seule, même quelques minutes.

Les informations à donner au téléphone
Le médecin régulateur vous posera des questions précises. Préparez-les si vous le pouvez, sans perdre de temps à chercher.
- L’adresse exacte et un numéro où vous rappeler.
- L’état de la personne : consciente ou non, respiration, réactions.
- Ce qui a été avalé, si vous le savez. Gardez les boîtes, les plaquettes et les notices pour les montrer aux secours.
- L’heure approximative de la prise.
- L’âge, le poids approximatif, les traitements en cours et les antécédents connus.
Après l’urgence : la crise n’est pas terminée
Un passage à l’hôpital soigne l’intoxication. Il ne règle pas la souffrance qui a conduit au geste. L’Organisation mondiale de la santé rappelle qu’une tentative de suicide antérieure est l’un des facteurs de risque les plus importants de suicide.
Concrètement, la période qui suit la sortie demande de la vigilance. Gardez le contact, proposez votre présence, et aidez la personne à honorer les rendez-vous de suivi prévus par l’équipe soignante.
Pensez aussi à vous. Être témoin d’un tel geste est éprouvant, et le 3114 accompagne également les proches.
Pour repérer les signaux d’alerte en amont, lisez notre page sur les signes d’une crise suicidaire chez un proche.
Cette page donne une information générale sur les premiers gestes. Elle ne remplace pas les consignes du médecin régulateur du 15 ou du centre antipoison.
Faut-il appeler le 15 si la personne semble aller bien ?
Oui. Après une prise volontaire de médicaments, les effets peuvent apparaître plus tard. Appelez le 15 ou le 112 sans attendre de symptômes.
Faut-il faire vomir la personne ?
Non. Les centres antipoison recommandent de ne pas faire vomir et de ne rien donner à boire ni à manger, lait compris.
Que garder pour les secours ?
Les boîtes, plaquettes et notices des produits avalés, ainsi que l'heure approximative de la prise.
Qui appeler pour parler de la crise suicidaire ?
Le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24h/24 et 7j/7, pour la personne comme pour ses proches.
Sources
- Association des centres antipoison et de toxicovigilance, « Premiers secours »
- 3114, numéro national de prévention du suicide
- Organisation mondiale de la santé, aide-mémoire « Suicide » (2025)




