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Vous vous inquiétez pour quelqu’un ? Le 3114 vous conseille, gratuitement, 24h/24 et 7j/7. Si le danger est immédiat, appelez le 15 ou le 112.
Un proche a changé. Il s’isole, dit qu’il en a assez de se battre, ou fait une allusion à la mort qui vous inquiète. Vous hésitez à réagir, de peur d’aggraver les choses.
Réagir est la bonne décision. Selon le 3114, parler du suicide avec quelqu’un ne l’incite pas à passer à l’acte. Cela lui montre au contraire qu’il peut en parler.
Les signaux qui doivent alerter
Le 3114 le rappelle : un repli, une baisse d’intérêt pour le travail, un sentiment de dévalorisation ou des difficultés à dormir ne signifient pas à eux seuls des idées suicidaires. C’est leur accumulation, ou leur apparition brutale, qui peut témoigner d’une souffrance. Plus encore si votre proche a déjà fait une tentative de suicide.
- Des propos évasifs : « J’ai pensé à une solution, mais je ne veux pas en parler ».
- Des propos allusifs : « J’en ai assez de me battre », « Bientôt, vous n’aurez plus à entendre parler de moi ».
- Des propos explicites sur l’envie de mourir.
Ces propos ne sont jamais à banaliser, même quand ils reviennent souvent.
Les signes qui doivent alerter immédiatement
- La personne fait son testament ou lègue ses affaires personnelles, voire son animal.
- Elle fait ses adieux.
- Elle se renseigne sur les moyens de se suicider ou se les procure.
Ce qui augmente le risque
L’Organisation mondiale de la santé cite les troubles mentaux, en particulier la dépression et les troubles liés à l’alcool, ainsi qu’une tentative de suicide antérieure. Elle mentionne aussi les situations de crise, les deuils, les violences, les douleurs ou les maladies chroniques et l’isolement.

Comment en parler avec lui
Choisissez un moment calme, sans témoin. Puis posez la question directement. « Est-ce que tu penses au suicide ? » est une question claire, et elle ouvre la porte.
- Écoutez sans juger, sans minimiser et sans faire la morale.
- Ne promettez pas de garder le secret si la personne est en danger.
- N’essayez pas d’évaluer seul le danger. Pour le 3114, c’est une tâche complexe, qui revient à des professionnels formés.
- Ne restez jamais seul avec ces confidences.
- Proposez d’appeler le 3114 ensemble, ou de l’accompagner chez son médecin.
Si le danger est immédiat
La personne vous dit qu’elle va passer à l’acte, ou elle l’a déjà fait ? Appelez le 15 ou le 112. Restez avec elle jusqu’à l’arrivée des secours et éloignez ce qui pourrait lui servir à se faire du mal, médicaments compris. Notre page sur la sécurisation des médicaments à la maison détaille les gestes possibles.
Si elle a avalé des médicaments, nos consignes en cas d’intoxication médicamenteuse volontaire détaillent les gestes utiles en attendant les secours.
Et vous, dans tout ça
Accompagner un proche en crise épuise. Vous n’avez pas à porter cette situation seul. Le 3114 conseille aussi les proches, et votre médecin traitant peut vous soutenir.
Cette page donne une information générale de prévention. Elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.
Parler du suicide peut-il donner l’idée à quelqu’un ?
Non. Poser la question directement permet à la personne d’exprimer ce qu’elle vit et de recevoir de l’aide.
Quels sont les signes d’une crise suicidaire ?
Des propos sur la mort, même allusifs, et des changements qui s’accumulent ou surviennent brutalement. Un testament, des adieux ou la recherche de moyens doivent alerter immédiatement.
Qui appeler si vous vous inquiétez pour quelqu’un ?
Le 3114, gratuit et ouvert 24h/24. Si le danger est immédiat, le 15 ou le 112.
Sources
- 3114, « Reconnaître les signes de détresse »
- 3114, « Questions fréquemment posées sur le suicide »
- Organisation mondiale de la santé, aide-mémoire « Suicide »




