Sommaire
Les méthodes naturelles de contraception reposent sur l’observation du cycle ou sur des pratiques sans dispositif. Elles n’utilisent ni hormone ni produit. Leur efficacité théorique peut être élevée. Leur efficacité réelle, mesurée dans la vie quotidienne, est bien plus basse.
Efficacité théorique et efficacité réelle
L’Inserm distingue deux chiffres. L’efficacité théorique correspond à une utilisation parfaite. L’efficacité réelle tient compte des erreurs, des oublis et des cycles irréguliers. Pour les méthodes naturelles, l’écart entre les deux est important.
Les méthodes fondées sur le cycle
Elles cherchent à repérer la période fertile pour éviter les rapports à ce moment-là. On parle d’abstinence périodique.
- La méthode du calendrier, dite Ogino-Knaus, calcule la période fertile à partir de la durée des cycles précédents.
- La méthode des températures s’appuie sur la légère hausse de la température du corps après l’ovulation.
- La méthode de la glaire cervicale, ou méthode Billings, observe la consistance des sécrétions du col de l’utérus.
- La méthode symptothermique combine les deux précédentes.
Selon les données de l’OMS reprises par l’Inserm, l’abstinence périodique est efficace à 95 à 97 % en utilisation parfaite, mais seulement jusqu’à 75 % en pratique.

Le retrait
Le retrait consiste à interrompre le rapport avant l’éjaculation. Son efficacité est de 96 % en théorie et de 73 % en pratique. L’Inserm le classe parmi les méthodes peu efficaces.
La méthode Mama, un cas à part
La méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée s’appuie sur l’effet de l’allaitement, qui bloque l’ovulation. Elle ne fonctionne que dans des conditions strictes.
- Un bébé de moins de 6 mois.
- Pas de retour des règles depuis l’accouchement.
- Un allaitement complet ou presque, avec des tétées espacées de 4 à 6 heures au maximum, nuit comprise.
Dans ces conditions, elle est efficace à 98 % en pratique.
Et les applications de suivi du cycle ?
Elles se multiplient. Le comité d’éthique de l’Inserm s’interroge sur leur fiabilité : sur une centaine d’applications examinées, moins de 20 % prédisaient correctement les périodes de fertilité. La plupart partagent aussi des données avec des tiers.
Notre avis
Pour l’Inserm, ces méthodes ne devraient être envisagées que par les femmes qui acceptent un risque de grossesse. Elles ne conviennent donc pas si une grossesse serait un vrai problème pour vous. Pour une contraception sans hormones mais efficace, le stérilet au cuivre atteint 99,2 % d’efficacité réelle. Et pour suspendre ou alléger les règles, d’autres options existent, détaillées dans notre article sur les méthodes médicales pour stopper ses règles.
Les plantes ne sont pas une alternative : nous l’expliquons dans notre article sur la contraception par les plantes.
Cet article donne une information générale. Pour choisir une contraception adaptée, consultez un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle.
Quelle est l'efficacité réelle des méthodes naturelles ?
Jusqu'à 75 % pour l'abstinence périodique et 73 % pour le retrait en pratique, selon les données de l'OMS reprises par l'Inserm.
Les applications de suivi du cycle sont-elles fiables pour éviter une grossesse ?
Le comité d'éthique de l'Inserm a relevé que moins de 20 % d'une centaine d'applications prédisaient correctement les périodes fertiles.
Existe-t-il une contraception efficace sans hormones ?
Oui. Le stérilet au cuivre atteint 99,2 % d'efficacité en pratique. Le préservatif protège aussi des infections sexuellement transmissibles.




