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Besoin d’aide maintenant ? Le 3114 répond gratuitement, 24h/24 et 7j/7. En cas de danger immédiat, composez le 15 ou le 112.
Limiter l’accès aux moyens du suicide figure parmi les mesures de prévention que l’Organisation mondiale de la santé juge efficaces. Dans son initiative LIVE LIFE, l’OMS cite explicitement certains médicaments, aux côtés des pesticides et des armes à feu.
Cette mesure repose sur un constat simple. Selon l’OMS, beaucoup de crises suicidaires sont brèves et impulsives. Rendre le passage à l’acte plus difficile laisse le temps à la crise de retomber, et à l’aide d’arriver.
Dans quelles situations s’en préoccuper
Vous êtes concerné si un proche traverse une période de détresse, a déjà fait une tentative, parle de mourir, ou si un soignant vous a alerté. Dans ces situations, l’armoire à pharmacie devient un sujet de sécurité, au même titre que l’alcool à la maison.
Les gestes concrets
- Faites le tri. Rapportez en pharmacie les médicaments périmés ou que plus personne ne prend. Selon l’Ordre national des pharmaciens, toutes les pharmacies sont tenues de les collecter gratuitement.
- Gardez à la maison le strict nécessaire, en petites quantités.
- Rangez les traitements en cours dans un endroit fermé, dont vous gardez la clé.
- Si votre proche suit un traitement, demandez au médecin ou au pharmacien s’il peut être délivré en plus petites quantités, ou confié à un tiers.
- Faites de même pour vos propres traitements, souvent oubliés dans ce tri.

En parler sans braquer
Le 3114 le recommande aussi aux proches : faire en sorte que la personne ne puisse pas accéder à des moyens de mettre fin à ses jours, par exemple en mettant un verrou sur la pharmacie, et veiller à ce qu’elle ne se constitue pas de stock d’alcool ou de substances toxiques.
Cette démarche se fait idéalement avec la personne, pas dans son dos. Expliquez-lui que vous voulez traverser cette période avec elle et que mettre les médicaments à l’abri en fait partie.
Si la discussion est impossible ou si la situation vous dépasse, le 3114 peut vous conseiller sur la façon d’aborder le sujet.
Ce que cette mesure ne remplace pas
Sécuriser l’accès aux médicaments ne soigne pas la souffrance. La personne a besoin d’être écoutée et orientée vers des soins. Un traitement prescrit ne doit jamais être arrêté ou modifié sans l’avis du médecin, même avec de bonnes intentions.
Pour savoir reconnaître une crise, lisez notre page sur les signes d’une crise suicidaire chez un proche. Si la personne en crise, c’est vous, une autre page explique à qui parler, tout de suite.
En cas d’ingestion
Si la personne a avalé des médicaments, appelez le 15 ou le 112 immédiatement, même sans symptômes. Gardez les boîtes et restez avec elle. Nos consignes en cas d’intoxication médicamenteuse volontaire détaillent la suite.
Cette page donne une information générale de prévention. Elle ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas d’urgence, composez le 15 ou le 112.
Retirer les médicaments réduit-il vraiment le risque de suicide ?
L’OMS classe la limitation de l’accès aux moyens, dont certains médicaments, parmi les interventions de prévention fondées sur des données probantes.
Que faire des médicaments inutilisés ?
Rapportez-les en pharmacie, qui les collecte gratuitement, plutôt que de les garder à la maison.
Faut-il arrêter le traitement d’un proche en crise ?
Non. Ne modifiez jamais un traitement sans le médecin. Demandez-lui plutôt comment sécuriser sa délivrance.
Sources
- Organisation mondiale de la santé, aide-mémoire « Suicide », section prévention
- 3114, « Que faire si la personne envisage le suicide ? »
- Ordre national des pharmaciens, collecte des médicaments non utilisés




